Cavalière de concours ... ou pas

 

Aaaaah ...cet article parle certainement de mon pire parcours en concours jusqu'à présent.

 

Je vous l'ai déjà dit, je suis loin d'être la superble-cavalière-trop-forte-qui-rafle-les-podiums. J'ai longtemps lorgné sur mes coéquipières, avec une petite pointe de jalousie avouons-le, qui brandissaient leurs lots et flots après un classement.

 

Ce parcours date de peu. Premier concours de la saison à la suite des championnats. J'avais fait, avec une grande fierté, mes premiers championnats de France en hunter avec un destrier dénommé Luron. Et pour une fois, je ne m’en étais pas trop mal sortie (pas de chute, pas de refus, pas de cascade bizarre devant tout le monde … non cette fois, j'avais réussi a rester calme OUF) .

 

Je me disais «  tu as fait les championnats, les autres parcours vont maintenant te paraître faciles » … quelle naïveté, c'était sans compter mon exceptionnel don pour les acrobaties.

 

Club 1 hunter à « domicile », tout le club était présent. Il faisait beau, chaud, bref il y avait foule devant la carrière de concours. La détente se passe bien, MERVEILLEUX, j'arrive confiante sur la piste en mode « c'est le parcours de ma vie mon gros ».

 

Je m'élance au galop avec témérité sur le premier obstacle, et là … là ….

 

La fameuse Georgette … et oui, celle que tout le monde déteste et qui fait beaucoup de dégâts. Celle ou te jette en avant en te prenant à moitié l'encolure de ton cheval dans la tronche avant même que celui-ci ait pu commencer à sauter la barre.

 

Résultat, Luron a été gêné pour sauter et lance ses antérieurs en plein milieu de l'obstacle. Bloqué, coincé, impossible de bouger. Les ramasseurs de barres accourent à ma rescousse afin de démonter l'obstacle autour de moi pour que je puisse sortir … et recommencer tout mon parcours sous l’œil hilare de tous les spectateurs … et désespéré de mon coach.

 

Je crois que je n'ai jamais eu autant envie de m'enterrer vivante, de déménager, de partir faire un tour du monde ou je ne sais quoi pour fuiiiiiire le plus loin possible cette scène dramatique. Heureusement que le ridicule ne tue pas, sinon j'aurais rendu millionnaire les pompes funèbres.

 

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Commentaires: 4
  • #1

    Laëtitia (samedi, 13 février 2016 07:41)

    Je me rappel de ce parcours avec Luron :) toujours des illustrations top et super bien racontées.

  • #2

    Antoine (jeudi, 02 juin 2016 17:41)

    Dur

  • #3

    Camille (dimanche, 08 janvier 2017 18:06)

    j'aurai aimé voir ça !

  • #4

    johanna (lundi, 16 janvier 2017 20:02)

    Jamais vu je ne savais pas que c'était possible �